Coucou one, un cadavre exquis dans le monde infernal de Fallout

By  | 6 février 2012 | 6 commentaires | Rubrique(s) : Divers

Je vous propose une petite expérience surréaliste amusante, à savoir de jouer ici à ce que l’on appelle un cadavre exquis.

Le principe est simple. Il s’agit d’écrire une histoire, « quelques phrases » à la fois. Et non pas mot à mot, comme le veut le principe initial du cadavre exquis (« Le cadavre – exquis – boira – le vin – nouveau. » ; voir cet article sur Wikipédia). Pour cela, il vous faut donc rédiger au moins une phrase, en suivant votre inspiration du moment ainsi qu’en vous inspirant des précédents passages. Donc des précédents « commentaires ».

Pour cadrer un peu le sujet et donner quelques repères, je vous propose de prendre ici la trame de l’univers de Fallout. Particulièrement Fallout 3 et Fallout New Vegas qui sont très connus, mais aussi pour les connaisseurs, Fallout 1 et 2. Libre à vous de vous inspirer de votre expérience dans Fallout, d’un PNJ, ou de quoi que ce soit de cohérent.

Chaque « commentaire » ci-dessous sera donc un bout de l’histoire. Pour éviter toute confusion dans la lecture des commentaires, donc de l’histoire pour ceux qui la prendront en marche, évitez tous hors sujet. Si vous avez une remarque ou une question, glissez-là à la fin entre parenthèses. Ou rendez-vous dans cette discussion sur Génération Fallout. Notez que si nécessaire je supprimerais les commentaires inutiles ou hors-sujets, pour que l’histoire soit « lisible ».

Je compilerais aussi les phrases / paragraphes en chapitres si l’histoire devient « longue » à lire. Pour donner le ton, j’ai mis un titre à ce premier chapitre (ne créez pas de nouveaux chapitres pour l’instant). Et écrit une introduction qui je l’espère vous inspirera.

Vous n’êtes pas obligé d’en écrire autant pour participer. Si vous ne savez pas quoi écrire au début, abstenez-vous et revenez voir comment l’histoire évolue. Évitez les fautes, écrivez correctement, relisez-vous. Je corrigerais si besoin. Ou supprimerais si vraiment c’est trop mal écrit.

Enfin pour que l’ensemble reste cohérent, faites une bonne phrase minimum (pas juste deux-trois mots, si vous préférez), et disons trois ou quatre petits paragraphes maximum. Chacun doit pouvoir rebondir sur l’une ou l’autre des précédentes phrases / situations. Donc n’écrivez ni trop, ni pas assez :) Si vous accrochez à l’histoire et souhaitez écrire un autre passage par la suite, laissez simplement passer quelques temps, afin que d’autres ait pu ajouter leur pierre à l’édifice. Attendez qu’un minimum de quatre ou cinq passages supplémentaires ait été écrit.

Dernier détail, n’utilisez pas le bouton « reply » (c’est à dire « répondre » à un « commentaire » précis), sans quoi les commentaires vont s’imbriquer en cascade. Utilisez simplement le formulaire « Laisser un commentaire » comme si vous postiez un message normalement.

A vous de jouer !

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Ch. 1 – Dans le wasteland, personne ne t’entends prier !

Ils venaient tout juste d’atterrir dans le désert du Mojave. Le voyage depuis Washington D.C. avait été long, ennuyant, et pénible. Les autres ne parlaient pas souvent, le robot blablatait toujours des 0 et des 1 que personne ne comprenait. Sauf l’ordinateur de bord, bien sûr. Et elle, elle n’avait pas lâché un mot depuis le décollage.

Heureusement pour le groupe, leur vertibird avait permis d’éviter la plupart des dangers du wasteland. Sauf les tornades radio-magnétiques, mais heureusement celles-ci sont rares à la fin de l’été. Il avait bien fallut faire plusieurs pauses sur la route, pour recharger les batteries, mais dans l’ensemble l’engin avait parfaitement fonctionné. Assez pour arriver quasi intact à destination.

25 août 2281 – journal de bord de Coucou one – Le doc’

Mais bon dieu qu’il fait chaud dans le Nevada ! Allez, au boulot. Primo, trouver du ravitaillement. Le stock d’eau et de rations est presque épuisé. Deuxio, garder un profil bas. Si des survivants de l’Enclave ou de la Confrérie de l’acier apprenaient que l’on a un vertibird en état de marche … Et je ne vous raconte pas si la nouvelle atteint les oreilles de ces fous de la légion de César. Ou même de la NCR. Il ne manquerait plus qu’on nous réquisitionne notre coucou !
Une partie d’entre nous va donc rester au nid pour garder l’oiseau. Le reste partira à la chasse, personne ici ne cracherait sur un bon steak de brahmine, puis à la pêche aux infos. Au loin New Vegas brille de milles feux, et aux dernières nouvelles la région est toujours prête à plonger dans le chaos.

6 réponses pour Coucou one, un cadavre exquis dans le monde infernal de Fallout

  1. DarkTomatoe 6 février 2012 at 19 h 41 min

    25 août 2281 – Journal de bord de Coucou one – le doc’

    Ok… Pour le ravitaillement de ce matin c’est fait, j’ai trouvé une petite bicoque, y’avait pas la moindre traces de raiders, bref voici l’inventaire: Stimpaks, munitions ( Scotch va être content tiens ) ainsi que des boites de conserves en tous genres, Oh ! et une sorte de bouteille de soda ! Mais pas du Nuk’ nan, c’était autre chose !
    Pour ce qui est du profil bas, Scotch m’a dit qu’il avait aperçu un mec en armure, restons sur nos gardes . Enfin bon, Scotch il boit beaucoup, plus la chaleur ça doit lui monter à la caboche…

    Voilà pour aujourd’hui, je suis claqué . Si on me cherche je serais dans ma tente, à réparer l’autre zouave de robot …

    Le doc’

  2. Gloo 6 février 2012 at 19 h 53 min

    Essuyant machinalement la sueur qui lui piquait le coin des yeux, l’homme observait le groupe qui venait de débarquer sur le parking abandonné. L’engin volant lui était totalement étranger. Il le fascinait. Blotti derrière le distributeur de Nuka-Cola rouillé, il se demandait comment cette machine pouvait tenir en l’air. Bien que mentalement handicapé, depuis que sa génitrice avait succombé à la tentation de s’administrer un shoot de Jet, « Un dernier, c’est promis mon bébé… », son intérêt précoce pour les choses mécaniques ne s’était jamais démenti. Pas plus que le talent pour démonter, remonter, associer et bricoler tout ces trucs métalliques ; « Un héritage de ton papa », comme disait sa junkie de mère.

    « Moi, je veux voler avec la machine ! « . Se levant d’un bond, il venait de prendre la décision qui, peut-être, allait mettre un terme à sa brève existence de paria dans le Wasteland. Sans plus réfléchir, mené uniquement par un désir irrépressible de voir de plus près l’appareil, il se dirigea d’un pas décidé vers le groupe de soldats.

  3. Armée des ombres 7 février 2012 at 10 h 47 min

    Arrivé à présent quelques mètres d’eux, le simplet leva timidement le bras en l’air en guise de salut. Ce fût le doc qui le vit le premier. Celui-ci sorti aussitôt son Desert Eagle de son fourreau, mit le pauvre bougre en joue et s’exclama :
    - Bouge-pas mon gars, si tu fais un pas de plus je te plombe, compris ?
    Le simplet apeuré, fit un signe affirmatif de la tête. Entre-temps la femme du groupe (Clara) s’approcha du doc, puis se tourna en direction du type, et lui dit :
    - Tu habites ici… dans cette vielle station essence qui est là-bas ? dit la jeune femme sur la défensive.
    - Oui… oui, balbutia t-il. Je… (il avala sa salive bruyamment, puis ajouta) la station c’est ma maison, j’veux juste voir cette chose (en parlant du vertibird qui tel le phénix, étincelait sous les rayons du soleil.)
    - Ce type est cinglé, intervint le deuxième homme du groupe, qui surgit de la tente, tel un diable de sa boîte. Regardez comment il est sapé. Et… qu’est-ce que c’est que ce bâton qu’il tient dans la main, avec ce vieux 33 tours accroché au bout? Allez… barre-toi d’là.
    Le simplet fit aussitôt la moue, et regarda avec insistance le majestueux vertibird une dernière fois, avant de pivoter sur ses talons.
    - Attends ! dit soudain la jeune femme.

  4. Freecats 12 février 2012 at 12 h 53 min

    - Je vous avais dit que ce parking et cette vieille station essence risquaient d’être moins déserts qu’ils n’avaient l’air, balança le Doc à ses coéquipiers. Cela fait à peine quelques heures qu’on est là, et déjà on aperçoit une sorte d’éclaireur. Comme si ça ne suffisait pas, voilà qu’on tombe sur la planque d’un paumé. Et puis quoi encore ? Un nid de Griffe-morts dans la colline en face ?
    - Pourtant le scanner du Vertibird n’avait détecté aucune présence, répondit Scotch.
    - De toutes façons c’est l’ordinateur de bord qui a établi le plan de vol. Et vu que ses cartes n’ont pas été mises à jour depuis des lustres, on avait guère le choix, ajouta Clara.
    - 0101010001100001011010010111001101100101011110100010110101110110011011110111010101110011, dit le robot qui était apparu à la porte de la tente du Doc.
    - Qu’est-ce qu’il radote encore celui-là, rétorqua Scotch.

    Le simplet écarquilla les yeux, tourna son poignet gauche, et regardant un petit écran vert fluorescent qui y était attaché et venait de s’allumer, répondit timidement :
    - Il … il vous dit de vous taire. Puis le visage soudain radieux, il s’écria aussitôt : « Incroyable, mon pip-boy refonctionne ! »

  5. Wilks 13 février 2012 at 23 h 20 min

    -Non de Dieu ! s’exclama le Doc. Ce mec a un Pip-boy en état de marche !
    Le reste du groupe était tout aussi surprit et lorgnait sur l’appareil comme des vautours autour d’une charogne.
    -Euh ouais ! Un héritage de papa ça aussi qu’elle me disait ma m’man ! Tu peux le voir si je peux voir la machine qui vole !

    Réfléchissant un moment, le Doc’ demanda à la jeune femme de surveiller le simplet tout en lui laissant observer de plus près l’appareil. Que pouvait il bien faire de dangereux de toute façon ? C’était juste une loque de plus qui vivait dans ce monde cauchemardesque. Mais cette loque possédait un Pip-Boy en état de marche, ce qui était un atout non négligeable.

    -Okay mec écoute moi bien. C’est quoi ton nom ?
    -Euh mon nom…Ah ouais ! Jim ! C’est m’man qui m’a appelée Jim !
    -Okay Jim, alors on va faire un deal tout les deux. J’te laisse visiter le vertibird à ta guise. Tu touches à rien à l’intérieur et si t’es très sympa on te laissera même t’asseoir sur le siège du pilote. En échange tu me prêtes ton Pip-Boy le temps que j’en ai besoin. Ça roule ?
    -Je pourrais même m’asseoir à la place du pilote ?! S’écria Jim. Alors c’est OK ! Tiens !
    Jim défît les sangles de son ordinateur au poignet et le tandis au Doc. Il se dirigeait maintenant vers l’appareil avec un sourire jovial. Aujourd’hui n’allait pas être une sale journée de plus dans le wasteland pour Jim !

  6. Gloo 3 mars 2012 at 19 h 23 min

    Comme le Pip-boy changeait de main, l’atmosphère se détendit. En revanche, Jim était à présent au summum de l’excitation. La proximité du Verti-bird -comme les autres l’appelait- et l’idée qu’il allait pouvoir monter à bord lui troublait l’esprit, déjà plutôt fumeux. L’appareil était tellement proche qu’il pouvait sentir sur la peau de son visage la chaleur résiduelle de la turbine et l’odeur caractéristique des gaz de combustion. C’était enivrant ! Comme inconsciemment il avait commencé à se diriger vers l’engin, le doc le rattrapa par le col : « Tout doux mon gars ! La visite va être guidé et tu attends qu’on te conduise avant de bouger ». « Scotch ! « , dit le doc en s’adressant à un grand type tout maigre qui se tenait un peu à l’écart, « fais-lui les honneurs de Coucou One, veux-tu ? « . L’autre marmonna quelque chose entre ses dents jaunes et s’avança d’un pas traînant. « Amènes-toi » lança-t-il à Jim qui ne se fit pas prier. Au loin, le soleil basculait déjà derrière les montagnes bleues. On pouvait entendre hurler un coyote solitaire dans le la semi obscurité. La nuit s’annonçait noire et glaciale.

    « T’es là depuis combien de temps ? « . Jim réfléchit un instant… « Tu veux dire quoi ? « . Scotch n’était pas le mauvais bougre mais en dehors des armes et de l’alcool, il avait pour habitude de poser sans cesse des questions. « Ben… tu as dit que t’habites la station alors j’me d’mandais depuis combien de temps, c’est tout. ». Jim paru étonné d’une telle question. « Je sais pas compter les jours. ». Scotch s’arrêta, interloqué. « Tu sais pas compter les jours ? « . « Nan, j’ai jamais appris ça. ». Ses yeux semblaient avoir doublé de volume et sa bouche restait en permanence entrouverte, comme celle d’un poisson fraîchement tiré hors de l’eau. Son esprit avait du mal à associer les mots que Scotch prononçait, à une réalité autre que celle que ses yeux lui dévoilaient. Tout son être tendait à présent vers l’analyse de ce qu’il voyait. Chaque détail s’imprimait dans son cerveau tortueux. Comme toujours, la fascination exercée par les appareillages inconnus le rendait progressivement autiste à tout le reste. Scotch le regarda, haussant les sourcils, médusé par la réponse qu’on venait de lui faire et par l’expression d’intense concentration qu’il décelait sur le visage de Jim. « Je passe devant et tu pourras monter après moi. ». Le simplet ne réagit même pas. Scotch lui envoya une bourrade, puis réitéra sa recommandation. Le simplet acquiesça d’un hochement de tête et emboîta le pas du soldat avec enthousiasme.

    Enfin, à l’intérieur ! La lumière verdâtre des plafonniers et là-bas, tout au bout d’une double rangée de sièges rudimentaires montés sur des tubulures, la porte menant certainement au poste de pilotage. « T’es jamais monté dans un Verti-bird ? « . Pas de réponse… « Hé, mon gars !  » ; Scotch commençait à être irrité par l’attitude du simplet. Nouvelle bourrade dans l’épaule, un peu plus appuyée cette fois. Jim sorti momentanément de sa transe et lança un regard vide au soldat. L’espace d’un instant Scotch se demanda si l’idée de faire monter ce type à bord était vraiment judicieuse. Il commençait à se sentir mal à l’aise.

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